n°8, février 2007

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Quoi de neuf dans la Boutique ?

Meise, le jardin aux 18.000 plantes...
  • Séduisantes silhouettes hivernales

Un arbre en costume d’hiver joue la ligne pure: mince, souple, tortueuse ou puissante, chaque silhouette affirme sa personnalité, l’oeil étonné du visiteur rebondit sur les muscles végétaux, la force tranquille ou la délicatesse fragile qui se dégage de ces nus. Qui n’est pas sensible aux lignes familières et élégantes du saule pleureur dépouillé de ses feuilles ? Mais connaissez-vous le frêne pleureur doré (Fraxinus angustifolia ‘Aurea Pendula’) ? Vous en verrez un exemplaire près de l’étang à côté de l’œuvre d’art "Lotus 1, 2, 3" (n° 34 sur le plan). Un peu plus loin se dresse un chêne commun pyramidal (Quercus robur ‘Fastigiata’). A l’est du palais des plantes vous découvrirez de beaux tilleuls, des marronniers et des magnolias au port arrondi. Même en hiver nos arbres valent plus que le déplacement !

  • Le Galanthus galant

Le perce-neige (Galanthus nivalis) est "le" signe avant-coureur du printemps. Qui n’est pas séduit par ces délicates fleurs blanches ? Cette plante a beaucoup de succès, il en existe au moins 150 variétés horticoles. Dans la nature, les perce-neige spontanés sont fort rares en Belgique; c’est normal car cette plante n’est pas originaire de nos régions. Comme la primevère et l’ail des ours, c’est une plante "castrale". Ce sont des fleurs printanières qui, plantées à l’origine à des fins ornementales, ont fini par se reproduire sans intervention humaine dans les vieux jardins et les anciens domaines. Une légende raconte qu’après qu’Eve ait été chassée du paradis terrestre avec son compagnon, un ange lui a offert le premier perce-neige pour la réconforter. Vous trouverez un grand nombre de ces fleurs pleines de fraîcheur dans la partie orientale du Jardin botanique, de même que dans le parcours de la promenade "Magie hivernale".

  • Des nénuphars géants ... bébés dans la serre Victoria
Dans leur milieu naturel, en Amérique du Sud, les nénuphars géants tropicaux Victoria amazonica et Victoria cruziana sont des plantes vivaces. Au Palais des Plantes (n° 5 sur le plan) nous les cultivons comme des plantes annuelles. Fin décembre, les jardiniers placent un petit sac de gaze autour des fruits pour éviter que les graines ne se perdent dans l'eau. Le bassin est alors vidé. A la mi-janvier, les graines sont semées dans un sol nouvellement préparé, puis couvertes de 5 cm d’eau à 30°. Les premières feuilles ont un diamètre d’environ 3 cm. Plus les nouvelles feuilles sont grandes et plus les tiges s’allongent, plus les jardiniers augmentent le niveau de l’eau. Etes-vous curieux de savoir quand les premières feuilles vont apparaître sur l’eau ? Il s’agit d’ouvrir l’œil quand vous vous promènerez ces mois-ci dans la serre Victoria!

  • Une découverte historique dans l'Herbier

Notre Herbier, une collection de plantes séchées destinées à la recherche, compte plus de 3 millions d’exemplaires. Récemment, tout l’herbier de la Katholieke Universiteit Leuven a été transféré à Meise. C’est alors qu’on a découvert une caisse contenant du matériel d’herboriste qui n’avait pas été ouverte depuis plus d’un siècle. Ce fut d’abord une grosse déception car les plante ne portaient qu’un numéro, sans nom, ni lieu ou date de découverte. Un tel spécimen n’a que peu de valeur en botanique... Jusqu’au jour où un chercheur de New-York a reconnu l’écriture et l’a attribuée au célèbre botaniste belge du 19ème siècle Jean Linden. Et en effet, nous avons trouvé dans nos archives le récit complet de l’expédition organisée au Mexique par Linden de 1837 à 1841, avec la liste des plantes ! Il y a gros à parier que cet herbier contient certaines espèces qui, malheureusement, ont depuis lors disparu sur place. 

  • Le Jardin botanique prête des plantes toxiques!

Il est agréable d’être entouré de belles plantes d’appartement. Elles créent une ambiance calme, accueillante, mais certaines espèces peuvent être toxiques. Par exemple, une plante très fréquente dans les maisons est le figuier pleureur  ‘Ficus benjamina’. L’ingestion de ses feuilles peut provoquer l’irritation de l’estomac ou de l’intestin. Un moment d’inattention et votre garnement ou votre chien en mâchouille une feuille. Que faire, est-ce grave ? Pour mettre en garde le public contre ce type de dangers, le Gezinsbond (la Ligue des Familles néerlandophone) nous a emprunté un certain nombre de plantes toxiques. Elles font partie de leur exposition itinérante "Het Reuzenhuis" ("La Maison des Géants"), où les adultes voient l’environnement avec les yeux d’un tout-petit.

Le Jardin botanique a également édité un livre sur le sujet en collaboration avec le Centre Antipoisons: "Plantes, un autre regard", disponible dans notre Boutique au prix de 9,80 euros.
  • Les fleurs témoignent du réchauffement climatique
Une foule d’indices nous montrent qu’il se passe quelque chose avec le climat, et on le constate aussi au Jardin botanique. Dans la partie "Meise Sauvage" (n° 18 sur le plan), vous trouviez en fleurs en janvier des lychnis fleurs-de-coucou, des reines des prés et des renoncules. De même, les roses, fuchsias et hortensias fleurissaient encore partout dans le domaine. Les floraisons hivernales s’épanouissent avec quelques semaines d’avance, mais le plus étonnant est d’entendre le bourdonnement des insectes. Les abeilles de notre Pavillon des Abeilles (n° 38 sur le plan) ne pensent pas à leur repos hivernal. Petit à petit, tout le monde fait le lien entre ce comportement anormal et le réchauffement climatique. C’est pourquoi le Jardin botanique vient d’informer les médias sur les dangers que représentent les modifications du climat pour les végétaux. Pour en savoir plus, lisez vous aussi notre communiqué de presse
  • Promenade 'Magie hivernale' (jusqu'au 20 mars 2007)

Connaissez-vous le cyclamen d’hiver, la bergénie, l’hamamélis chinois ou la symphorine aux baies pourpres ? Ce sont des plantes vivaces et des arbustes qui portent de belles fleurs ou des baies colorées au coeur de l’hiver.  Cette promenade originale vous permet d’admirer également de surprenantes écorces d’arbres. Si vous cherchez de l’inspiration pour enrichir votre propre jardin en plantes peu ordinaires, c’est l’idéal ! Prévoyez de bonnes chaussures pour découvrir cette merveille hivernale.

 Le dépliant avec l’itinéraire et les informations est disponible gratuitement à la Caisse et à la Boutique. Vous pourrez ainsi parcourir la promenade à votre rythme.

  • Le Chimonanthus praecox, une griserie hivernale!

Lorsque vous humez pour la première fois l’arôme subtil du chimonanthe, le souvenir vous en reste à jamais tellement il est délicieux. Le nom d’origine grecque de cet arbuste signifie "fleur d’hiver". Et en effet, les petites fleurs apparaissent en nombre sur ses branches dénudées. Ces clochettes couleur de miel paraissent attachées à la branche sans pédoncule, comme les perles d’un collier. Les pétales transparents semblent être en cire, et ils prennent au centre une belle couleur lie de vin.

Originaires de Chine, les spécimens les plus résistants au froid, les plus florissants et odorants de l’espèce sont sélectionnés pour la culture. A l’occasion du Nouvel An chinois, les fleurs sont utilisées comme ornements pour la chevelure. Au jardin, dans nos régions, il vaut mieux placer l’arbuste contre un mur situé au sud ou à l’ouest pour protéger les bourgeons contre une gelée éventuelle. A Meise, un chimonanthe magnifique vous attend au sud-est du Fruticetum (n° 15 sur le plan). Il mérite le détour ! Mais vous voilà prévenu-e: si vous en respirez le parfum ne fut-ce qu’une fois, vous resterez à jamais ensorcelé par sa suavité !
  • Du thé dans un nuage parfumé...

Les "tealight tops" sont de petits disques de cire colorée à placer sur les bougies du chauffe-plat. Ils fondent avec la petite bougie et dégagent des senteurs exquises comme la lavande, la pêche ou la rose. Une fantaisie amusante au petit prix de 2,40 euros.

  • Jardiner en hiver

Qui prétend qu’en hiver il n’y a rien à faire au jardin?  Certainement pas les bons jardiniers qui savent qu’une saison réussie se prépare lorsque la végétation est au repos.  La première étape est de préparer l’hiver : récolter, stocker et protéger les plantes pour ne pas manquer de légumes et de fruits jusqu’au printemps suivant et pour que les plantes ornementales passent l’hiver sans dommages.  Puis viennent les multiples activités proprement hivernales: tailler, planter, entretenir et réparer les outils, planifier la saison, etc. Dans ce livre, aucun des aspects du jardinage n’est oublié.  Pas de doute: il complète utilement la bibliothèque du parfait jardinier!

Jardiner en hiver. Mille travaux des récoltes aux plantations, par Sulzberger Robert, édité par Terre Vivante, 80 p., 14,40 euros.

Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs!

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Editeur
Jardin botanique national de Belgique

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.
Merci à Elisabeth Gerlache et Piet Stoffelen pour leur contribution.

Rédacteur en chef
Dr. Gert Ausloos
Photos
Paul Borremans et Koen Es.

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Nationale Plantentuin van België
B-1860 MEISE
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info@br.fgov.be
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Planten, bron van leven!
Les plantes, source de vie!
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