n° 12, hiver 2007

Quoi de neuf au Jardin botanique?

A ne pas manquer

Zoom sur...

Quoi de neuf dans la Boutique ?

Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


La grue transporte l'arbre à pain avec précaution.

  • Voyage en grue pour les deux plus vieux arbres en cuve du monde

La rénovation du Palais des Plantes suit son cours, deux serres ont encore été vidées. Les dernières plantes à déménager ont été deux grands cycadales, des arbres à pain du Cap (Encephalartos altensteinii) de plus de trois tonnes. Ce sont les plus anciennes plantes vivantes de notre Jardin. Elles ont probablement été importées du Cap en Europe à la fin du 18ème siècle. Le nom de cette plante est mentionné pour la première fois dans le catalogue des collections végétales du Jardin botanique en 1842. Selon un rapport de 1859, la plante atteignait à l’époque une hauteur d’1m 40. Sa taille actuelle laisse supposer qu’elle a presque 400 ans. Ces robustes vieillards occupent donc provisoirement une orangerie avant d’être à nouveau accessibles au public dans un nouvel environnement. Le Jardin botanique n’a pas épargné sa peine pour déménager ces deux plus vieux arbres en pot du pays – et peut-être du monde !



Deux pommes de pin du cyprès de Patagonie
  • Un Chilien rare dans le Coniferetum

Il y a peu de temps, le Coniferetum (n° 18 sur le plan) a fait l’acquisition d’une plante rare: un cyprès de Patagonie (Fitzroya cupressoides), finement ramifié. Cette espèce est gravement menacée dans sa région d’origine, surtout par l’abattage effréné d’arbres. Il ne subsiste que de rares individus adultes, et l’espèce n’est conservée que dans très peu de jardins botaniques. De plus, une recherche récente montre que presque tous les cyprès de Patagonie des collections européennes proviennent des même plantes mères. Or, chez les animaux comme chez les plantes, on ne peut conserver aucune espèce en bon état en croisant continuellement les mêmes individus, il faut régulièrement du sang neuf. Et l’origine sauvage de notre cyprès de Patagonie est certifiée, ce qui en fait un exemplaire génétiquement unique. Mine de rien, ce petit arbre contribue donc à l’augmentation de la diversité génétique de son espèce en culture et donc à sa perpétuation.



Des boutures de marantacées
  • La ténacité sauve les marantacées

Suite à un violent orage, la serre abritant la collection des marantacées s’était fortement dégradée (voir Musa 10). Heureusement, depuis lors, la serre chancelante est soutenue provisoirement  par des étais et ses collections ont été sauvées. Un beau travail que l’on doit au sens de l’organisation de l’équipe de la serre: les jardiniers ont mis en pot les 63 espèces à secourir tandis que leurs collègues faisaient de la place dans une autre serre.  Une vraie course contre la montre car les marantacées, des herbacées qui poussent normalement sous le couvert de la forêt équatoriale, sont très sensibles au froid.  Cette collection revêt une valeur particulière car elle recèle différentes plantes d’Afrique centrale que vous ne trouvez dans aucun autre jardin botanique. C’est la seconde collection qui a dû être évacuée après les orchidées: les possibilités d’hébergement d’urgence du Palais des Plantes commencent à atteindre leurs limites.



Un lichen sur un tronc d'arbre

  • Petit mais costaud

Récemment, le Dr Ertz du Jardin botanique a réalisé  l’inventaire des végétaux existants à l’emplacement de la future station polaire belge en Antarctique.  Il y a trouvé de nombreux lichens. Ils résultent d’une symbiose, ou vie en association "gagnant-gagnant", entre un champignon et une algue verte ou bien une algue bleue (Cyanobacteria). Quelque 18 000 espèces ont été identifiées dans le monde. Les lichens survivent dans des conditions extrêmes : ils résistent à des températures de - 30° C ; en cas de sécheresse, ils restent en repos des années durant et reviennent à la vie lorsque l’eau apparaît. Ils sont très importants dans les régions polaires et en altitude, où l’eau est rare : les lichens constituent souvent la seule nourriture des rennes du Grand Nord. Les lichens sont également d’importants indicateurs biologiques car la plupart d’entre eux ne survit pas à l’air pollué, leur présence indique donc un air pur. Les lichens du Jardin botanique se présentent sous la forme de « taches » vertes, brunes ou jaunes sur les pierres ou les troncs des arbres. Ils attirent particulièrement l’attention en hiver.



Les arbres nus se protègent de l'hiver.
  • Pourquoi les arbres perdent-ils leurs feuilles ?

En automne, pourquoi les feuilles des arbres changent-elles de couleur puis tombent? Les feuilles vertes sont en effet indispensables à l’arbre car c’est surtout dans les petits grains verts spécialisés des cellules des feuilles qu’a lieu la photosynthèse, une transformation chimique qui nourrit la plante: à l’aide de l’énergie lumineuse, elle transforme en sucres, pour sa croissance, le gaz carbonique extrait de l’air. En même temps, elle produit de l’oxygène. Le gaz carbonique entre dans la feuille par les stomates, de petites ouvertures sur la face inférieure des feuilles. La plante les ouvre ou les ferme en fonction de ses besoins en gaz. En les ouvrant, son eau s’évapore mais l’arbre la récupère par les racines et l’achemine aux feuilles par un réseau de vaisseaux. Mais en hiver, quand l’eau est gelée, l’arbre ne peut pas boire. Aussi, l’arbre se débarrasse-t-il de ses feuilles pour limiter ses pertes en eau et il entre en repos hivernal. Sans cela, il mourrait littéralement de soif.  

Musa est le nom scientifique du bananier.


Une célèbre photo de Mark Edwards
  • Hard rain, pluie d’enfer - jusqu'au 31 décembre 2007

Une exposition choc de photographies en plein air: les clichés interpellants du grand photographe britannique Mark Edwards illustrent la chanson prophétique de Bob Dylan "A Hard Rain ’s A-Gonna fall" sur l'avenir de la planète et l'environnement.  Des témoignages pris dans plus de 150 pays, un appel vibrant à retricoter notre monde à l'endroit, au coeur du magnifique message de vie que constitue le Jardin botanique. A découvrir du côté sud du Palais des Plantes.



Les résineux sous la neige: irrésistibles!
  • Promenade libre «Irrésistibles résineux» - jusqu'au 15 janvier 2008

Dans notre magnifique collection de conifères, faites la connaissance de 350 espèces de résineux provenant du monde entier. Vous serez étonnés de découvrir les membres surprenants de la famille de notre sapin de Noël si commun: l’épicéa rampant Picea abies ‘Procumbens’ ou l’élégant Cryptoméria du Japon (Cryptomeria japonica), pour n’en citer que deux. Et ils ne sont pas seulement beaux à regarder, mais souvent très utiles ! Savez-vous que les résineux nous procurent la matière première pour la fabrication de la sauce pesto et des crayons? Découvrez-le, avec bien d’autres anecdotes, dans la promenade des conifères.

Un dépliant gratuit comprenant le plan et les informations est disponible à la Caisse et à la Boutique. Il vous permettra de faire la promenade à votre propre rythme.


Les hamamelis sont en fleurs dès janvier.
  • Promenade libre  «Magie hivernale» - 16 janvier – 20 mars 2008

L'hiver, une morte saison? Ce cliché n'a pas cours à Meise! La saison froide vous offre l'occasion de découvrir mille et un petits trésors végétaux qui échappent au regard dans la luxuriance de l'été: des floraisons hivernales d’une beauté modeste et discrète, qui parfois distillent un parfum délicieux, ou des rameaux et des troncs dont la couleur séduit le regard. Enfilez une bonne paire de chaussures pour profiter en toute insouciance de cette magie hivernale!

Un dépliant gratuit contenant le plan et les informations est disponible à la Caisse et à la Boutique. Il vous permettra de faire la promenade à votre propre rythme.

Musa est le nom scientifique du bananier.


Le colatier de Mabundu
  • Cola acuminata: de la dot à la boisson universelle
En 1886, le pharmacien J. Pemberton élabora à Atlanta (USA) une boisson couleur caramel. Vendue à l’origine comme un médicament contre le mal de tête, elle est devenue un business international: le Coca-Cola. Son ingrédient principal, la noix de cola, est la graine du colatier (Cola acuminata), un petit arbre d’Afrique de l’Ouest aux grandes feuilles elliptiques vert foncé. Un mécanisme ingénieux situé à l’attache de la feuille lui permet de plier en cas de fortes pluies sans se détacher de la branche. Depuis toujours, les noix de cola jouent un rôle central dans la société africaine. On les mâche pour combattre la fatigue et la famine ou pour traiter la migraine et l’indigestion. On les utilise aussi comme aphrodisiaques pour leur effet stimulant. La noix de cola est tellement précieuse en Afrique qu’elle est donnée en dot. Symbole d’hospitalité, elle est également offerte à chaque visiteur. Ne faisons-nous d’ailleurs pas pareil chaque fois que nous offrons un verre de coca à un ami ? Un colatier vous attend dans la Serre Mabundu du Palais des Plantes (n° 5 sur le plan).

Les feuilles d'un colatier Les fleurs  Les noix de cola

Musa est le nom scientifique du bananier.


Une aquarelle d'E. Klopfenstein
  • Les aquarelles «West European Orchids» : l’art et la science à l’unisson

La passion artistique d’Elisa Klopfenstein pour les orchidées la fait apprécier autant par le monde de l’art que par par les scientifiques. Elle a reçu de nombreuses distinctions dont la médaille d’or pour la meilleure oeuvre scientifique au Congrès mondial des Orchidophiles de Glasgow.

Le Jardin botanique national a publié, en 5 recueils, 60 reproductions de ses magnifiques aquarelles d’orchidées d’Europe occidentale (format 28 x 41 cm). Chaque reproduction est accompagnée d’une description sommaire de la plante, de son origine, son écologie, etc. C’est le cadeau de Noël rêvé pour les amateurs de fleurs !

Chacun des cinq recueils se vend séparément. A l’achat de la série complète des 60 reproductions, vous recevez en cadeau un somptueux coffret pour les y ranger.

West European Orchids (Fasc. 1-5), par Elisa Klopfenstein, édité par le Jardin botanique national de Belgique, 1994, 26 Euro par farde, 124 Euro pour les 5 fardes; 141 Euro pour les 5 fardes dans un coffret de luxe.



Jardinez avec la nature!

  • Jardinez avec la nature

Jardinez avec la nature: le livre qui fera de votre jardin un éden plein de vie, de fruits et légumes sains et délicieux. Le jardinage écologique vous facilite la vie en utilisant des milliards d'auxiliaires bénévoles. En remplaçant les produits chimiques par des plantes couvre-sols et des engrais verts, ou en aménageant des nichoirs ou des haies pour les petites bêtes utiles. Un magnifique cadeau de Noël pour jardiner en harmonie avec la nature !

Jardinez avec la nature. Les bases du jardinage écologique, par Vincent Albouy, édité par La Maison Rustique, 2007, 192 pages,19 Euro.

Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs!

Pour commander votre exemplaire, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique national de Belgique

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.
Merci à Francine Demuylder pour sa contribution.

Rédacteur en chef
Dr. Gert Ausloos
Photos
Bob Van Mol, Paul Borremans, Francine Demuylder, Mark Edwards et auteurs anonymes

Si vous voulez également recevoir Musa, cliquez ici et écrivez le mot subscribe dans votre mail. N'indiquez aucun sujet et évitez d'y ajouter votre signature. Merci.

Si vous ne voulez plus recevoir Musa, cliquez ici et écrivez le mot unsubscribe dans votre mail.

Toutes les informations pratiques, notamment concernant les heures d’ouverture et les tarifs ici.

Jardin botanique national de Belgique
Domaine de Bouchout

Nieuwelaan 38
1860 MEISE

02 260 09 70
info@br.fgov.be