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n° 17, printemps 2009
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Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
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″Invasives″ : ce sont les espèces animales et végétales exportées, volontairement ou non, de leur milieu d’origine et qui peuvent amener un appauvrissement écologique de leur nouvel habitat. Par exemple, la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), le cerisier tardif (Prunus serotina) et la renouée du Japon (Fallopia japonica) : leur vigueur et leur capacité de reproduction éliminent notre végétation spontanée. Et les invasives ont laissé ″à la maison″ les animaux et insectes qui régulaient leur présence dans leur milieu naturel : une espèce arrive ainsi à coloniser plusieurs hectares, voire des km2. Cette extension incontrôlée pose des problèmes écologiques et économiques, par exemple quand la jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) tue toute autre vie dans un étang ou une rivière en les recouvrant d’un tapis étanche. Heureusement, 20 % seulement des plantes ″venues d’ailleurs″ présentent un tel comportement car en Belgique, une plante sur cinq est introduite, par exemple sous forme de graines dans la laine des moutons ou ″échappée de jardins″. Bien conscient des enjeux, le Jardin botanique possède aujourd’hui une excellente équipe de chercheurs dans ce domaine. Mais n’oublions pas que notre églantier commun (Rosa canina), notamment, arrivé en Australie, y est devenu invasif ! Le problème se situe à l’échelle mondiale, aussi les Nations unies ont-ils choisi le thème des espèces invasives pour la Journée internationale de la Biodiversité, le 22 mai 09. |
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Depuis peu, ce sont de grands panneaux colorés et illustrés qui habillent les murs de la Serre de l’Evolution. Ils retracent 450 millions d’années de l’évolution du Règne végétal. Conçus par le Service éducatif du Jardin botanique avec la collaboration de l’équipe scientifique, ils sont agrémentés de magnifiques dessins d’Omer Van de Kerckhove, l’un de nos dessinateurs scientifiques ″maison″, notamment un paysage de l’aube des temps, avant l’apparition des plantes sur la Terre, et la conquête de la terre ferme par les premières plantes, jusque là aquatiques. Les jardiniers du Palais des Plantes se sont mis de la partie pour que les plantes, au mieux de leur forme, recréent l’atmosphère des origines, comme le Carbonifère avec ses fougères arborescentes et ses prêles géantes, suivis des vigoureuses et surprenantes cycadales, contemporaines des dinosaures. Les nombreuses plantes à fleurs nous ramènent à nos jours, en un tableau richement coloré. Une visite incontournable en cette année Darwin ! |
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Deux heures de promenade libre pour découvrir des dizaines de magnolias peu communs. Pétales crème, calices pourpres, étoiles échevelées blanc neige... : les magnolias saluent l'arrivée du printemps par une explosion de fleurs, un enchantement pour le visiteur. Un dépliant gratuit vous mène aux plus belles fleurs. Notez que la floraison des magnolias dépend beaucoup des conditions météos. Savoir plus
Cette exposition d’art floral traditionnel japonais présente des styles différents, de la tradition classique orientale à la création la plus contemporaine. L’harmonie linéaire de l’arrangement valorise aussi bien le vase, les branches, les feuilles que les fleurs elles-mêmes. Dimanche 12 avril de 14 h 30 à 16 h: démonstration gratuite des écoles Ikenobo, Ohara et Sogetsu. Savoir plus
La Société Royale de Botanique de Belgique en collaboration avec le Jardin botanique national de Belgique et l'Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek organisent une formation en floristique de deux jours, au Jardin Massart (Bruxelles) les samedis 18 et 25 avril 2009, destinée aux débutant-e-s. En une matinée, l’on apprend à nommer les parties d'une plante, plus quelques notions de botanique (systématique, écologie) puis le reste de l’apprentissage se déroule pendant un jour et demi sur le terrain. Information et formulaire d'inscription
A travers une douzaine de plantes particulières, profitez de l’année Darwin pour redécouvrir les incroyables découvertes du naturaliste sur les mouvements des plantes, les orchidées et autres végétaux étonnants du Jardin botanique. Un régal pour les yeux en compagnie d’un génie hors du commun ! Vous avez l’occasion d’y refaire vous-même plusieurs expériences surprenantes de Darwin, par exemple nourrir nos plantes carnivores.
Parcourez à votre rythme le vert domaine sous l’angle de son histoire. La serre de Balat, l’Orangerie, la glacière,... vous fournissent l’occasion de vous promener dans des parties peu connues du Jardin botanique national, et de redécouvrir, grâce au dépliant gratuit, un pan passionnant de notre histoire. Savoir plus
Remontez le temps jusqu’il y a 450 millions d’années ! Avec un guide passionné, suivez l’évolution des algues bleues aux forêts de prêles géantes et aux cycadales qui ont cotoyé les dinosaures jusqu’aux fleurs actuelles. Une serre unique au monde avec celle de Kew Gardens, où les végétaux sur pied se confondent avec des reconstitutions en 3 D. Visite guidée gratuite sur présentation du ticket d’entrée - Inscription souhaitée au info@br.fgov.be ou 02 260 09 70.
Kimonos en feuilles de magnolias, ″habits de passage″ arachnéens en écorce de mûrier, vitraux végétaux éclatants,... Phet Cheng Suor plonge avec une incroyable sensibilité dans ses racines sino-cambodgiennes pour créer des oeuvres d’une poésie intense à partir de fleurs, de graines, d‘éléments et de teintures végétales. A ne rater sous aucun prétexte, au château de Bouchout. Savoir plus
Ne ratez pas la Foire aux plantes favorite des amateurs de jardinage, que ce soit pour un joli pot sur un balcon ou pour un grand jardin, ou si vous cherchez une plante introuvable. Et c’est l’occasion idéale d’en profiter pour vous promener à travers les collections du magnifique Jardin botanique national. Tous renseignements sur le Happening au 014/28.60.80.
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Les fleurs servent à la reproduction de la plante, en étant fécondées idéalement avec du pollen d’un autre plant de la même espèce. Elles attirent les insectes par exemple avec leur nectar, un liquide sucré dont ils raffolent. En aspirant ce dernier, ils se couvrent de pollen et le déposent sur les fleurs qu’ils butinent ensuite. Une caractéristique de nombreuses espèces d’orchidées est que souvent, leur nectar n’est accessible qu’à certaines espèces d’insectes : cela augmente les chances pour la plante de recevoir du pollen de son espèce. Au fil du temps, certains tandems plante-insecte se sont ainsi parfaitement adaptés l’un à l’autre, c’est la ″coévolution″. Chez l’étoile de Madagascar (Angraecum sesquipedale), une espèce d’orchidée, le nectar est enfoui à près de 30 cm à la base de la fleur, donc difficilement accessible. En 1862, on connaissait l’orchidée mais pas son insecte butineur. Sur base de sa théorie de l’évolution, Darwin supputa qu’il devait exister une espèce d’insecte, sans doute un papillon, dont la trompe devait atteindre 30 cm pour boire le nectar. Beaucoup se moquèrent de cette hypothèse... jusqu’en 1903 : on découvrit le fameux papillon, qui reçut le nom de Xanthopan morgani praedicta pour rappeler la « prédiction » correcte de Darwin. Différentes espèces d’Angraecum en fleurs vous attendent régulièrement dans la Serre Mabundu (n° 5 sur le plan) |
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Pois de senteur, potirons ou fleurs de la passion? Le nouvel assortiment de graines de la Boutique vous propose près de 200 espèces, ornementales ou potagères. De quoi vous offrir un salon, un balcon ou une terrasse riches en fleurs... ou en gourmandises!
Anne Ronse, membre de l’équipe scientifique du Jardin botanique, vient de publier un livre magnifique sur des plantes fascinantes: les orchidées. L’ouvrage retrace par exemple la symbolique de ces plantes dans la Chine ancienne jusqu’à nos jours, ou la passion qu’elles ont suscité auprès de certains collecteurs ou collectionneurs. L’auteure passe en revue et explique les incroyables stratégies d’attraction des orchidées pour se faire féconder: une palette de couleurs, des formes mimétiques pour tromper leur pollinisateur, un parfum divin ou une puanteur qu’on n’oublie pas... Une rencontre des orchidées du monde entier, richement illustrées par 100 splendides photographies. Le livre que doit posséder tout amateur d’orchidées!
The fatal attraction of Orchids (en anglais ou en néerlandais) par Anne Ronse, Editions Stichting Kunstboek, 144 pages, ISBN 978-90-5856-253-1, € 59,90. Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs! Pour commander votre exemplaire, cliquez ici. |
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Jardin botanique national de Belgique 02 260 09 70 |
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