n° 22, été 2010
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.





  • 366 gestes pour la biodiversité

2010 a été décrétée "Année internationale de la Diversité biologique" par les Nations Unies. La "diversité  biologique" ou "biodiversité" est le nom savant pour désigner ce que l’on appelait auparavant la “nature” avec toutes les formes de vie qu’elle contient. On estime actuellement que l’être humain (qui fait bien sûr partie de la biodiversité) partage la planète avec au moins 15 millions d’espèces d’organismes vivants.

Toute cette diversité nous permet de manger, boire, avoir un toit, nous soigner, nous détendre.... La biodiversité, naturelle et gratuite, est la plus grande richesse de la Terre mais malheureusement, elle n’est pas éternelle. Notre manière d’habiter le monde mène à sa dégradation galopante, à la pollution et au gaspillage d’énergie.

Le petit livre "366 gestes pour la biodiversité" vous propose une astuce par jour pour donner un coup de pouce à la nature: comment cuisiner les pissenlits sauvages, limiter les dépenses d’énergie, utiliser les déchets verts pour votre jardin,… Téléchargez-le gratuitement sur www.biodiv2010.be

Tout au long de cette année, chaque numéro de Musa vous fera découvrir une facette étonnante de la diversité végétale.



  • Biodiversité: des cactus exemplaires
Savez-vous que la biodiversité se situe à différents niveaux ? Il y a des différences entre les individus d’une même espèce, mais il existe également une variation entre les espèces. Prenons la famille des cactus : ses 1.200 espèces sont toutes apparentées. Tous par exemple emmagasinent l’eau dans leurs tissus charnus pour résister à la sécheresse, et leurs fleurs présentent toutes la même structure. La diversité apparaît dans une famille avec le temps, de nouvelles espèces se développent à partir d’espèces ″parentes″, en accentuant peu à peu certaines adaptations performantes, différentes des plantes "mères", au point de constituer finalement des espèces indépendantes. Il y a ainsi des cactus de toutes tailles, du géant de 12 m (Carnegiea gigantea) au liliputien (Blossfeldia liliputana) d’un cm (photo)! Certaines familles sont très larges, comme les astéracées (21.000 espèces), d’autres sont maintenant très réduites : le ginkgo (Ginko biloba) par exemple est le dernier représentant vivant de sa famille. La Serre de l’Evolution (B) vous explique tout ce processus de diversité végétale.  


  • Le retour du nénuphars géants

Le 16 juin dernier, la Serre des Nénuphars géants a été officiellement réouverte. Il a fallu deux ans de travail pour rénover la toiture vitrée, les chemins, les bassins, et les feuilles géantes des nénuphars ont refait leur apparition majestueuse dans le bassin de 275.000 litres. L’ensemble des nouveaux aménagements renforce le thème de la serre: les plantes tropicales et l’eau, dans leur incroyable diversité de formes et d’adaptations. Ainsi, deux nouveaux bassins présentent la fascinante végétation des mangroves et des marais tropicaux. L’on y explique par quels moyens ces plantes arrivent à pousser dans l’eau de mer, à résister aux vagues, ou comment certaines algues passent leur vie entière totalement immergées. La serre accueille environ 200 espèces végétales d’une grande beauté et dont les adaptations à l’eau sont remarquables, comme le lotus sacré (Nelumbo nucifera) ou l’élégant papyrus d’Egypte (Cyperus papyrus). Une visite à ne manquer sous aucun prétexte!



  • Les bégonias à l’honneur aux Floralies et au Jardin botanique!

La Société royale d’Agriculture et d’Horticulture a organisé, du 17 au 25 avril dernier, la 34ème édition des Floralies gantoises. Cet évènement, dont l’origine remonte à plus de deux siècles, n’a lieu que tous les cinq ans et, le Jardin botanique se doit d’être à ce rendez-vous. En cette Année Internationale de la Diversité biologique, nous avons choisi de mettre les bégonias à l’honneur en présentant les 140 espèces sauvages et les dizaines de cultivars de nos collections. Nos jardiniers Leo Aelbrecht, Marc Van Herp, Gery Van Den Troost et Koen Van Renterghem ont réalisé un magnifique stand : des petites serres, comme des écrins à bijoux, accueillaient des dizaines de bégonias sauvages entourés de nombreux bégonias au feuillage très coloré. Les bégonias sauvages poussent spontanément dans la nature: ils sont les ancêtres de toutes les espèces sélectionnées par l’être humain pour renforcer certaines caractéristiques, comme des fleurs ou un feuillage particulièrement colorés.

Notez que le week-end des 14 et 15 août prochain, le Jardin botanique ouvre exceptionnellement sa collection de bégonias au public, au Palais des Plantes. Au même moment, vous pourrez également admirer le tapis de fleurs de la Grand-Place de Bruxelles, réalisé avec des fleurs de bégonias.


  • Un Centre de la Biodiversité à Kisangani
Depuis plus d’un siècle, le Jardin botanique entretient des liens étroits avec l’Afrique, et particulièrement avec la République démocratique du Congo. Plusieurs projets sont en cours actuellement: ainsi, le 25 avril dernier, le gouverneur de la province du Tshopo a signé, en présence de l’ambassadeur de Belgique, un accord de coopération entre l’Université de Kisangani, le Musée royal de l’Afrique centrale, l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et le Jardin botanique. Les partenaires se sont ainsi engagés à construire un Centre de recherche sur la Biodiversité dans le campus scientifique de l’Université de Kisangani pour fin 2011. Le projet porte également sur la rénovation de l’infrastructure du grand herbier de Yangambi, déjà en cours, et sur sa redynamisation. Cet important engagement belgo-congolais, pour lequel le budget est déjà bouclé, sera rapidement suivi d’un échange de chercheurs et de matériel entre partenaires: tout bénéfice pour la recherche sur la richesse végétale africaine !   


  • Les botanistes de Congo River 2010 sont de retour !

Premier bilan de Congo River 2010: « Cela a été une expédition scientifique fantastique, nous avons recueilli des centaines d’espèces, parfois toutes inconnues, et plus d’un millier d’échantillons, notamment d’ADN de plantes. Nous en avons pour des années à étudier cette nouvelle banque de données de la biodiversité congolaise ! » résume Christine Coquyt du Jardin botanique, coordinatrice de l’équipe botanique de l’expédition.

Certains chercheurs sont particulièrement radieux : ainsi, plus de 600 espèces de lichens – des organismes résultant de l’association d’un champignon et d’une algue ou d’une bactérie – ont été récoltés, alors que l’on n’en connaissait que 185 espèces pour le pays entier. Belles récoltes également pour les algues unicellulaires, les diatomées, ou les myxomycètes, d’étranges organismes entre bactéries et champignons. Plus de 3.000 photos documentent en outre des espèces de plantes à fleurs très mal connues, par exemple dont on n’avait jamais vu les fleurs ou les fruits, ce qui est crucial pour leur étude. Les clichés sont en train d’être intégrés à la Flore d’Afrique Centrale en ligne, la base de données du Jardin botanique qui permet d’identifier les espèces végétales de cette immense région.
Musa est le nom scientifique du bananier.
































  • Journée spéciale Afrique au Jardin botanique (dimanche 27 juin 2010)

Dimanche 27 juin 2010, l'Afrique tient la vedette au Jardin botanique national : les grandes serres du Palais des Plantes vous feront découvrir des végétaux africains extraordinaires comme les plantes cailloux ou le baobab. Nos scientifiques vous raconteront leurs expéditions en terre africaine et leurs surprenantes découvertes. Exceptionnellement, notre très riche herbier africain sera accessible au public.  Les djembés plongeront les visiteurs dans l'ambiance, tandis que les enfants se feront grimer en lion ou en éléphant dans la serre des fruits tropicaux.  Plus d'info

  • Promenade ″Magie verte africaine″ (jusqu’au  9 janvier 2011)

Découvrez, en parcours libre, la prodigieuse biodiversité végétale africaine, du Sahara au Nil jusqu’aux forêts équatoriales congolaises.  Des conifères à larges feuilles vous surprendront autant que la welwitschia, un étrange dinosaure botanique. La brochure est gratuite avec le ticket d’entrée.

  • Honneur aux Victoria (juillet et août 2010)

En l’honneur des nénuphars géants (Victoria amazonica), l’entrée gratuite du Jardin botanique est offerte, en juillet et en août 2010, à tout visiteur portant le prénom de Victoire, Victoria, Victor, et autres prénoms apparentés.

  • Ouverture exceptionnelle aux visiteurs de la magnifique collection de bégonias du Jardin botanique (samedi 14 et dimanche 15 août 2010)

140 espèces sauvages et des dizaines de cultivars conservés au Palais des Plantes présentent une remarquable diversité de formes, et particulièrement de feuillages colorés.

  • Vert si divers, les photographies enchantées de Tom Linster (jusqu'au 24 octobre 2010) 

Pour l’Année internationale de la Diversité biologique, le photographe Tom Linster illustre la somptuosité de la diversité végétale en exposant ses clichés des immenses collections vivantes du Jardin botanique national. Une merveille à ne pas manquer au château de Bouchout!

  • Balade gratuite en voiture à chevaux au Jardin botanique (les dimanches et jours fériés jusqu'à fin septembre 2010)

Montez dans la voiture tirée par deux fiers chevaux brabançons et baladez-vous au rythme tranquille de leur pas dans le domaine historique, à travers les collections végétales en habits d’été. Plusieurs haltes vous permettent de descendre ou monter de la voiture en différents endroits. La balade est gratuite!

Les chevaux ne seront PAS présents les dimanches 4 juillet et 5 septembre

  • Atelier d’expression créatrice "Méandres entre végétaux et papiers" par Sandrine de Borman, plasticienne (samedi 17 et dimanche 18 juillet 2010)

A partir de glanages dans le Jardin botanique, d’observations des lignes, arborescences, vrilles végétales, et à partir de la technique simple et  étonnante de la pulpe de papier, nous nous laisserons mener par les sinuosités et détours et jouerons, par insertions et empreintes, de ces matériaux pleins de surprises. Quelques lignes d’écriture ludique parsèmeront cet atelier. En collaboration avec l'asbl Ateliers de l'Insu. Plus d'info

  • Atelier de photographie nature avec le photographe Damien Hubaut (vendredi 30 juillet ou mercedi 18 août 2010)

En complément de l’exposition de photographies «Vert si divers», le Jardin botanique national vous propose de passer une journée de photos dans ses immenses collections avec l’un des spécialistes renommés de la photographie nature belge, Damien Hubaut. Un peu de théorie et beaucoup de pratique ! Les plus beaux clichés des participants seront exposés au château de Bouchout. Plus d'info

  • Atelier de fabrication de papier végétal par Phet Cheng Suor à partir de plantes collectées dans le Jardin botanique (vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 septembre 2010)

A la suite du succès de l'exposition "Graines de mémoire" qui a eu lieu l'année dernière au Jardin botanique, de même que l'atelier qu'elle avait organisé pour le grand public, Phet Cheng Suor, plasticienne française, propose un nouvel atelier en septembre 2010.

L’atelier est ouvert à tout public, débutant ou non pour un groupe de 9 personnes maximum et tout le matériel spécifique sera fourni. Plus d'info

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  • Le palétuvier, le castar des mangroves

Certains arbres poussent sur la plage. Cela paraît une situation avantageuse, mais cela signifie résister aux tempêtes tropicales et aux vagues, arriver à pousser dans l’eau de mer, mortelle pour la plupart des plantes, être dans l’eau deux fois par jour à la marée montante... Et pourtant, les plantes des mangroves se sont adaptées à ces difficultés, au point même de constituer des forêts entières.

L’arbre typique de ce milieu est le palétuvier (Rhizophora). Il est étançonné par un réseau impressionnant de racines incurvées qui stabilisent le sol autour de lui. Plus ce réseau végétal s’étend, plus la zone stable s’agrandit, résistant aux vagues et au vent. Ses graines germent alors qu’elles se trouvent encore attachées à l’arbre-mère. L’extrémité qui portera les racines est lourde et pointue, de sorte qu’elles tombent de leur arbre à la verticale et se plantent toutes seules dans le bon sens dans la vase, sans être emportées par la marée. Les mangroves, malheureusement menacées, constituent d’importantes barrières végétales contre les tsunamis, ainsi que des pouponnières pour les poissons, les oiseaux et les crustacés, jouant ainsi un rôle économique appréciable. Venez découvrir ces plantes incroyables dans la Serre des Nénuphars géants revêtue de ses nouveaux habits!

Musa est le nom scientifique du bananier.




  • Des plantes aquatiques chez vous !

Impossible de cultiver des nénuphars géants en plein air sous notre climat, mais de nombreuses plantes aquatiques et des marais sont en revanche beaucoup moins exigeantes. Vous trouverez plusieurs livres à leur sujet à la Boutique.

Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs!

Pour commander votre exemplaire, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique national de Belgique

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Dr. Gert Ausloos
Photos
Jardin botanique national de Belgique, Tom Linster, Sandrine de Borman, Damien Hubaut et Phet Cheng Suor.

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