n° 29, printemps 2012
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


  • Nouvelle direction pour le Jardin botanique national de Belgique

Depuis le 1er janvier, c’est le Dr. Steven Dessein qui préside aux destinées du Jardin botanique national. Notre nouveau directeur général intérimaire a ainsi été nommé à la tête d'une institution scientifique dont l’histoire est antérieure à la création du Royaume de Belgique avec 221 employés permanents, 86 bénévoles, 20 guides indépendants, mais aussi de prestigieuses collections de plantes et d'herbiers, une bibliothèque de plus de 200.000 volumes... Passionné par la diversité du monde vivant, ses recherches sur la famille du café (Rubiacées) et la diversité végétale africaine lui ont permis de découvrir plusieurs nouvelles espèces de plantes, de collaborer à plus de 50 publications scientifiques et de mener des expéditions botaniques en Zambie, au Gabon, au Cameroun et en République démocratique du Congo où il a été à la base de l'expédition scientifique "Congo River" en 2010. L’une des missions de notre nouveau directeur sera de définir des priorités au sein du Jardin botanique pour les 5 à 10 prochaines années. Mais aussi de concentrer tous les efforts vers une meilleure connaissance du monde végétal et une sensibilisation accrue du public afin de répondre aux défis que représente l’érosion de la biodiversité au niveau planétaire…


  • Histoire du Jardin botanique national de Belgique
Les jardins botaniques, depuis leur apparition, au XVIe siècle, ont été des lieux à vocation scientifique et pédagogique. Au XIXe siècle, ils sont répandus partout en Europe, et ailleurs, où ils sont devenus des marqueurs de modernité et du « génie national », voire des outils de la colonisation. Ces structures ont toujours reflété, il est vrai, les époques dans lesquelles elles s’inscrivaient… Le Jardin botanique de Bruxelles, dont est issu le Jardin botanique national actuel, n’échappe pas à cette règle. Ses richissimes collections de sources historiques (archives, iconographie, revues, herbiers etc.), pour la plupart jamais exploitées, ont autorisé la réalisation d’un doctorat (ULB, 2006) et d’un livre intitulé : The Botanic Garden of Brussels (1826-1912): Reflection of a changing Nation. L’auteur, Denis Diagre, historien et archiviste « maison », y invite le lecteur à percevoir les nécessités et forces qui façonnèrent, comme la société où il s’est inscrit, le Jardin botanique, jusque dans ses pratiques scientifiques… et, dans une moindre mesure, comment elles façonnent encore son présent. Dans un prochain numéro, nous vous donnerons plus d'infos sur le livre et la conférence donnée par Denis Diagre.


  • Les algues peuvent-elles prévoir les épidémies de choléra ?

Le choléra est réapparu en Afrique centrale dans les années septante et, de nos jours, des centaines de milliers de cas sont diagnostiqués chaque année. Des recherches sont en cours pour essayer de comprendre les mécanismes favorisant l’émergence des épidémies de choléra. La Politique scientifique fédérale belge (BELSPO) assure le financement d'une recherche dans ce cadre, à travers le projet CHOLTIC. Une équipe multidisciplinaire composée de scientifiques belges, de la République démocratique du Congo et de France essaiera, durant 4 ans, d'établir s'il existe un lien entre les changements climatiques, les facteurs environnementaux, le phytoplancton et le choléra dans la région autour du lac Tanganyika. Sachant que dans l'eau de mer, la bactérie du choléra est associée à des copépodes, un des objectifs de la recherche est de déterminer si une association similaire est présente dans ce grand lac d'eau douce. Une hypothèse de travail est que plus les bactéries du choléra seraient nombreuses, plus les copépodes qui s'en nourrissent le seraient également. Dr. Christine Cocquyt du Jardin botanique national fait partie de cette équipe de recherche. Elle examinera dans quelle mesure l’émergence périodique de certaines espèces d'algues dans le futur pourrait prédire les épidémies. En savoir plus

  • Extension des collections d'euphorbes

La collection d'euphorbes du Jardin botanique compte 160 espèces différentes. Ce n'est pas rien, nous explique Thomas Cammaerts, le jardinier en charge de cette collection et de la Serre de la Mousson et des Savanes. Pourtant, jusqu'il y a peu, il n'était que partiellement satisfait, car un certain nombre d'espèces typiques des savanes n'étaient pas présentes dans les collections. C’était sans compter sur ses contacts avec la International Euphorbia Society qui lui ont permis de bénéficier de 250 exemplaires de “TrompenburgTuinen” et de l“Arboretum de Rotterdam et 120 exemplaires du Botanische Tuinen Utrecht. Il a pu ainsi étendre la collection du Jardin botanique à quelque 450 espèces dont certaines très rares. La collection d'euphorbes du Jardin botanique national de Belgique devient ainsi une référence à l'échelle mondiale et jouera certainement un plus grand rôle dans la recherche sur la biodiversité. De tous les groupes de plantes, le genre Euphorbia est le plus grand avec environ 2000 espèces connues; toutes sont caractérisées par la présence d'un suc laiteux vénéneux. La plupart des espèces africaines ressemblent à des cactus d'Amérique du Nord, mais la plus connue des euphorbes est sans conteste le poinsettia (Euphorbia pulcherrima), connu aussi sous le nom d'étoile de Noël, que les fleuristes cultivent par milliers.

Musa est le nom scientifique du bananier.



bonsai

 




  • Antarctique, l’éden polaire ( jusqu'au 15 avril 2012 )

Les superbes photographies de Bart Van de Vijver nous emmènent à la découverte d'animaux et de plantes du Continent blanc qui est loin d'être une terre inhospitalière. En savoir plus.

  • Promenade "Parmi les magnolias" (21 mars - 30 avril 2012)

Venez admirer des dizaines de magnolias peu communs, aux fleurs magnifiques : un enchantement ! Notez que la floraison dépend fortement des conditions météos. Un dépliant gratuit vous guide à travers les collections. En savoir plus.

  • Balade gratuite en voiture à chevaux (dimanches et jours fériés d’avril à septembre 2012)

Montez dans la voiture tirée par deux fiers chevaux brabançons et baladez-vous au rythme tranquille de leur pas dans le domaine historique, à travers les collections végétales en habits d’été. Différentes haltes vous permettent de descendre ou monter de la voiture en différents endroits. La balade est gratuite ! En savoir plus.

  • Bonsaïs : 101 arbres au format poche – Exposition (6 - 15 avril 2012) et ateliers (5 et 6 mai 2012)

Plus de 100 bonsaïs différents seront installés au Jardin Botanique durant 10 jours. Les 7 et 8 avril à 13h30, le maître Bonsaïka Marc Noelanders proposera une démonstration pratique. Des démonstrations sont également prévues en semaine et durant le week-end des 14 et 15 avril. Un atelier d’une journée est également prévu les 5 et 6 mai. PAF : 115 € (5 € de réduction pour les détenteurs du Pass annuel 1+3). En savoir plus.

  • Atelier "L'art du papier" (deux jours, les 5 et 6 mai 2012)

Comme l'an dernier, l'artiste plasticienne Sandrine de Borman proposera un atelier de deux jours qui vous permettra de produire de superbes créations en papier. Aucune connaissance technique ou artistique préalable n'est requise. PAF : 99 € (5 € de réduction pour les détenteurs du Pass annuel 1+3). En savoir plus

  • Promenade historique (1er mai - 30 juin 2012)

Découvrez des endroits peu connus du domaine envisagé sous l'angle de son histoire. Un dépliant gratuit vous guide à travers le domaine. En savoir plus.

  • Exposition «flashé au bord de la route» (12 mai - 28 octobre 2012)

L’artiste Jos Poel nous offre une autre vision des plantes sauvages de nos régions. Grâce à un procédé très particulier de déshydratation des fleurs, il nous offre des clichés d'une beauté graphique inégalée que vous pourrez admirer dans le domaine et dans la taverne de l'Orangerie. En savoir plus.

  • « Journée internationale de la fascination des plantes » (vendredi 18 mai 2012)

Le 18 mai a été déclarée "Journée internationale de la fascination des plantes". Le Jardin botanique vous propose une visite nocturne du Palais des Plantes, à la découverte de fascinants végétaux des quatre coins du monde. En savoir plus.

  • Concert de fleurs et de plantes (dimanche 27 mai 2012)

La chorale Helicante de Meise donnera un récital de printemps entièrement inspiré par les fleurs et les plantes dans la cour du château. Dimanche 27 mai, à 14h30, 15h30 et 15h pour des concerts a cappella d'environ 20 min.

  • Atelier macrophotographie (samedi 9 juin 2012)

Il y a deux ans s'est déroulée au Jardin botanique une très belle exposition de photos "Vert si divers " du photographe nature Tom Linster. Cette année, Tom nous revient avec un sujet entièrement nouveau : la macrophotographie. PAF : 99 € (5 € de réduction pour les détenteurs du Pass annuel 1+3). En savoir plus.

Musa est le nom scientifique du bananier.




  • La lathrée clandestine

N’a-t-on pas appris que toutes les plantes étaient de couleur verte ? C’est en effet avec leurs feuilles et leurs tiges vertes que les végétaux utilisent la lumière, à travers le processus de la photosynthèse, pour produire des sucres nécessaires à leur croissance. Pourtant, il existe des exceptions. Certains végétaux ne font pas la photosynthèse et donc ne sont pas verts. Mais alors, comment font-ils pour vivre ? Tels des pirates du monde végétal, ils volent leur nourriture à d'autres plantes ! Ce sont des plantes parasites. La lathrée clandestine (Lathraea clandestina) est un bon exemple. Elle ponctionne tout ce dont elle a besoin dans les racines de saules, de peupliers et d'autres arbres. La plante est le plus souvent invisible vivant une grande partie de l'année cachée dans la terre sous forme de rhizome. Les mots lathraios et clandestinus signifient d'ailleurs tous les deux «caché». Mais au printemps, quand monte la sève de l'arbre hôte, la lathrée clandestine profite de cette manne sucrée pour sortir de l'ombre et offrir de très beaux tapis de fleurs violettes. Au Jardin botanique, cette plante fleurit chaque printemps depuis 1979. En milieu naturel, on la rencontre dans plusieurs régions de France et d'Espagne. Mais dans notre pays, c'est dans les Ardennes flamandes et le Pays des Collines qu'on peut voir s'épanouir cette splendide fleur.

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • La flore spontanée du Jardin botanique national de Belgique

Dans les jardins et les serres du Jardin botanique vous trouverez des milliers de plantes originaires des quatre coins du monde. Mais dans le domaine, vous pouvez également voir prospérer des centaines d'espèces 'sauvages'. Certaines, comme les anémones des bois ou l'ail des ours poussent naturellement. D'autres, dites ‘castrales’, comme le perce-neige (Galanthus nivalis) ou la deutzie (Deutzia scabra), ont été plantées dans le passé pour embellir le Domaine. Le livre“The spontaneous flora of the national Botanic Garden of Belgium” qui vient de paraître donne un aperçu complet et fascinant de ces habitants “spontanés” du Jardin botanique. En vente à la boutique au prix de 20.00 € .

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Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique national de Belgique

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Dr Gert Ausloos
Photos
Jardin botanique national de Belgique, Bart Van de Vijver, Tom Linster, Hilde Degraen.

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