n° 49, printemps 2017
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


  • 2016, une excellente année au Jardin !

En 2016, nous avons obtenu de bons scores sur tous les fronts ! Non seulement dans le domaine du tourisme, mais dans d'autres domaines également cette année a été marquée d'une pierre blanche. Les nombreux événements publics supplémentaires qui ont été organisés ont littéralement conquis le public : les festivités saisonnières Floridylle avec des stars comme la plus longue table de pique-nique pendant Floridylle Eté ou les soirées terrifiantes de Floridylle Automne, sans oublier l’atmosphère féérique de Floridylle Hiver... Le Jardin a ainsi atteint en 2016 le nombre record de 132.000 visiteurs ! Nos scientifiques n'ont pas chômé non plus ! Ils ont décrit un total de 68 espèces nouvelles pour la science, des minuscules diatomées des îles subantarctiques aux champignons comestibles du Katanga en passant par des espèces d'arbres menacées de disparition au Gabon. Ils ont publié un total de 286 contributions dans des revues scientifiques, ont participé à des colloques, ont donné des conférences ou mené des expéditions... autant d’actions qui donnent une visibilité nationale et internationale au Jardin. L'Herbier a fait un grand bond en avant avec le lancement du projet de digitalisation DOE le 31 mai. À la fin de l'année, près de 700 000 planches d'herbier ont ainsi été numérisées. Elles seront bientôt accessibles en ligne ! Notre mission éducative, nos recherches et collections scientifiques gagnent en importance au fil des années. Nous avons obtenu plus de 10 subventions pour mener différents projets en collaboration avec nos partenaires nationaux et internationaux. L'engagement de toutes les équipes du Jardin botanique Meise porte clairement ses fruits et nous espérons faire de 2017 une année toute aussi exceptionnelle. La réouverture de l'entrée principale du Palais des Plantes, la nouvelle Serre de la Forêt tropicale et la troisième édition de FloriMundi sont autant d'initiatives prometteuses en 2017 !

  • Désherbage au Jardin : une approche sociale et écologique

Le Jardin botanique Meise considère comme primordiales ses missions fondamentales de « durabilité » et de « respect de la diversité ». Début 2016, nous avons lancé un appel d’offres destiné aux entreprises d’économie sociale pour éliminer les mauvaises herbes de nos surfaces pavées et pour ramasser les feuilles mortes en automne. L’une des clauses principales stipulait que ce travail devrait se conformer à notre politique d’interdiction des herbicides, qui était entrée en vigueur en 2015. L’élimination des mauvaises herbes sans herbicides exige des méthodes alternatives et une autre conception des attentes. Nos employés et nos visiteurs s’habitueront progressivement à une démarche plus souple en matière de désherbage. Il faut distinguer les mauvaises herbes apparaissant dans les zones de culture, qui requièrent compétence et vigilance de la part de nos jardiniers expérimentés, et celles poussant dans nos sentiers et nos chemins, qui demandent un travail moins qualifié, réalisable par une entreprise d’économie sociale. Nous avons pu compter sur une force de travail manuel plutôt que sur de lourdes machines qui auraient compacté le sol sous les arbres, constitué une source de bruit et fait grimper notre consommation de carburants fossiles. L’entreprise BWBouchout qui a décroché le contrat assure à ses travailleurs une sécurité d’emploi et le développement de leurs compétences, tandis que le Jardin botanique Meise met en œuvre une politique sociale et écologique pour l’entretien du domaine.


  • Eurêkoi : Dites-moi quoi sur n'importe quoi...

Depuis février 2017, la bibliothèque du Jardin botanique Meise est partenaire du réseau international Eurêkoi qui rassemble 26 bibliothèques situées en France et 21 bibliothèques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Eurekoi est un service à distance qui permet d'interroger quelque 180 bibliothécaires d'un seul coup. Les compétences et les ressources sont mises en commun pour offrir au public des réponses à des questions documentaires. Le service est gratuit et ouvert à tous. Les questions peuvent être posées via un formulaire sur le site www.eurekoi.org, sur le site de la bibliothèque du Jardin, ou encore via Facebook. Aucune question ne reste sans réponse, dans les limites de la Charte du réseau Eurêkoi. Même lorsqu’une demande ne relève pas des compétences d’un bibliothécaire (consultation juridique ou médicale, par exemple), une réorientation ou des pistes de recherche sont apportées. Notre bibliothèque traitera bien évidemment les questions relatives au monde végétal et vous orientera vers des ouvrages susceptibles de vous aider.

  • Mieux transmettre la théorie de l'évolution en Europe

Le Jardin botanique Meise a participé à la conférence EvoKE 2017 à Porto en janvier dernier. L’objectif : initier la première discussion européenne pour promouvoir une meilleure compréhension de la théorie de l'évolution en Europe. La rencontre a permis de réunir et d’établir des collaborations entre 95 scientifiques, éducateurs, décideurs politiques, professionnels des médias et des musées de 17 pays. Nous y avons présenté notre malle pédagogique “Voyage dans le Temps”. Celle-ci comprend notamment un jeu permettant d’expérimenter et comprendre le phénomène de la sélection naturelle, des échelles du temps à dérouler sur plusieurs mètres, des propositions de jeux de rôles ainsi que des accessoires, un « arbre du vivant » à reconstituer - le Mikadogram - pour retracer l’évolution des plantes… Dans tous les sujets abordés au cours de la conférence, les discussions ont souligné la nécessité pour les scientifiques d'être proactifs en termes d'implication avec le public, les médias et les enseignants. Les sessions ont permis de découvrir des initiatives intéressantes comme la plateforme internationale de science participative Evolution Megalab ou encore un projet original de construction d’un labyrinthe représentant un arbre de l’évolution. EvoKE 2017 marque la naissance d'une communauté de chercheurs, d'éducateurs et de communicateurs scientifiques engagés dans des manières créatives de promouvoir l'acceptation et la compréhension de l'évolution auprès du public. Différents groupes de travail ont émergé de cette rencontre, dont celui où nous nous sommes investis, qui travaille au niveau européen sur la question de l'introduction de l'évolution dans toute la scolarité et ce dès la maternelle.

  • Jours sans viande

Dans le cadre de Big Picnic, un projet européen sur la sécurité alimentaire, le Jardin botanique Meise participera pour la première fois cette année à la campagne «Jours sans viande». Cette nouvelle campagne de sensibilisation sur l'impact de nos habitudes alimentaires sur l'environnement se déroulera du 1er mars au 15 avril. La participation peut débuter à partir de 1 jour. L'idée est simple et se présente sous forme d’un défi : manger moins de viande et de poisson pendant 40 jours. Les employés, collaborateurs, volontaires… de notre institution sont ainsi invités à y participer. Ensemble, nous essayerons autant de fois que possible de ne pas manger de viande, ce qui réduira notre empreinte écologique, les émissions de CO2 et la consommation d'eau.

En savoir plus : https://jourssansviande.be

  • Votre avis nous intéresse

Six étudiants enthousiastes de la ‘Communication d'entreprise multilingue’ de l'Université de Gand ont reçu la mission de réaliser une étude sur l'image du Jardin botanique Meise. Dans ce cadre, ils ont rédigé une enquête dont nous sommes impatients de voir les résultats. Nul doute que cette étude nous aidera à rendre le Jardin plus agréable, intéressant et amusant pour vous ! Plus de personnes participeront à cette enquête, plus l’étude sera pertinente. Aussi, nous vous invitons à y répondre avant le 31 mars 2017. Cela vous prendra au maximum 20 minutes. D’avance merci pour votre contribution !

Lien vers l'enquête

Musa est le nom scientifique du bananier.

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • Les bégonias

Le Jardin botanique Meise compte environ 300 espèces et variétés différentes de bégonias. La plupart des espèces de bégonias ont une aire de distribution naturelle très restreinte, essentiellement dans les forêts tropicales et subtropicales qui sont très menacées par l'exploitation forestière. Résultat : à l'heure actuelle, pas moins de 60 espèces sont en danger d'extinction. Aussi, les jardins botaniques sont parfois les derniers refuges pour empêcher leur disparition. Dans la nature, la plupart des bégonias sont originaires d'Amérique centrale et du Sud. Il en existe environ 1850 espèces sauvages, ce qui fait du genre Begonia l'un des plus importants du monde végétal. Tous les bégonias ont une tige charnue et généralement des feuilles asymétriques. De nombreuses espèces vivent en épiphyte sur des branches d'arbres, mais il existe aussi des bégonias-lianes, des grimpants ou des sarmenteux. De ces espèces sauvages sont issues les variétés ornementales cultivées. Les bégonias à feuilles qui ornent les maisons ont été obtenus par des croisements de l'espèce Begonia rex découverte dans l'Assam indien en 1856. Quant aux bégonias tubéreux, ils sont connus depuis 1864 de la région andine avec des espèces comme Begonia boliviensis. Au 19e siècle, l'horticulture a connu son apogée dans notre pays et dans les pays voisins, de multiples croisements ont été réalisés au départ des espèces sauvages. C’est ainsi que de nos jours, il existe des milliers de cultivars que nous pouvons grosso modo diviser en 3 groupes : les bégonias de jardin, les bégonias à feuilles et les bégonias tubéreux. Un exemple typique, Begonia 'Général Jacques’ avec ses feuilles velues, blanches sur le dessus et rougeâtre en dessous, est un croisement entre les espèces sauvages Begonia scharffiana et B. Venosa, réalisé en 1918 par le Jardin botanique de Liège. Aujourd'hui encore, il y a encore en Belgique une grande tradition de culture de bégonias. Il suffit de penser aux champs qui couvrent la Flandre Orientale autour de Lochristi où les bégonias tubéreux sont principalement cultivés pour l'exportation. On utilise souvent des groupes de fleurs pour créer de splendides tapis floraux. Beaucoup de places publiques dans notre pays sont ainsi décorées avec des tapis de bégonias aussi colorés qu'éphémères. Comme par exemple, la Grand-Place de Bruxelles qui, tous les deux ans, se couvre d’un immense tapis qui attire une foule de spectateurs.

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • Jouets éco-friendly

La Boutique du Jardin botanique vous propose un nouveau réassortiment de jouets « eco-friendly » de la marque Petit Collage. Respectueux de l’environnement, fabriqué à partir de matériaux recyclés et avec des encres végétales. Vous avez le choix entre des puzzles pour petits et grands bambins (8-22 €), des « pop-out tree » ou arbres à construire sur base de modèles en bois (15 €), des sacs à dos pour garçons et filles (48 €)…

Pour commander, cliquez ici.

  • Bougies diatomée

Connaissez-vous les diatomées ? Ce sont des algues microscopiques, invisibles à l’œil nu, que des chercheurs du Jardin botanique étudient aux quatre coins de la planète, des étangs du Jardin aux flaques d’Antarctique, en passant par les fleuves d’Afrique centrale. Notre Boutique vous propose des bougies qui représentent ces diatomées agrandies quelques millions de fois. De quoi apporter un éclairage scientifique dans votre intérieur ! Prix : 3 €/bougie. 

Pour commander, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique Meise.

Ont participé à la rédaction de ce numéro : Valérie Charavel, Elke Bellefroid,
Koen Es, Franck Hidvégi, Jutta Kleber, Manon Van Hoye

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Koen Es
Photos
Jardin botanique Meise.

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Jardin botanique Meise
Domaine de Bouchout
Nieuwelaan 38
1860 MEISE

02 260 09 70
info@jardinbotaniquemeise.be