n° 51, automne 2017
Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


  • Deux nouvelles serres tropicales

Le 24 septembre dernier a été inaugurée la nouvelle Serre de la Forêt tropicale faisant suite à une première phase démarrée en 2014 (lien). Si le premier volet présentait les plantes tropicales et leurs usages dans le contexte des forêts secondaires transformées par l’homme, les nouveaux aménagements font la part belle aux forêts primaires, sombres et humides. La végétation s’y développe généralement en strates avec une canopée composée de grands arbres de 30 à 50 mètres de haut dont émergent des géants qui peuvent atteindre 100 mètres. Des panneaux didactiques invitent le public à découvrir les stratégies déployées par les plantes pour trouver lumière et nourriture et une série d’aménagements ont été réalisés pour recréer la luxuriance de la forêt. Ainsi, grâce à la reconstitution d’un tronc impressionnant, il est aisé de se rendre compte de l’immensité des arbres de la forêt tropicale; des centaines de broméliacées et d’orchidées ont été installées sur des arbres tandis qu’un ‘Sentier de l’aventure’ serpente au-dessus et nous plonge dans le monde mystérieux de la canopée de la forêt tropicale. Non loin de là, dans la partie consacrée à l’Afrique centrale, une hutte Baka formée de tiges et de feuilles frappe l’imagination. Ce nouvel ensemble de serres mesure 150 mètres ce qui en fait la plus longue d’Europe occidentale consacrée à ce biome. Le Jardin botanique apporte en ce moment les dernières touches à l’aménagement extérieur permettant d’accéder au Palais des Plantes. D’ici la fin de l’année, un sentier remplacera les escaliers et rendra le Palais des Plantes également accessible par l’accès nord aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes.

  • Collaboration avec le Jardin-musée de Gaasbeek

À l’occasion de l’Open Monumentendag, le Jardin botanique Meise a officialisé un accord de coopération avec l'Agence flamande de la Nature et des Forêts. Les deux agences échangeront ainsi leurs connaissances, proposeront des arrangements communs et feront la promotion l'une l'autre de leurs activités. En particulier avec le Jardin-musée de Gaasbeek avec lequel il y aura une collaboration plus étroite. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Les deux jardins mettront en commun leurs connaissances en matière de gestion des données, d’accueil des visiteurs, de formation, de promotion et de volontariat. Nous échangerons également nos informations sur la gestion des collections vivantes. Enfin, nous offrirons aux groupes et visiteurs individuels un forfait avantageux avec des billets combinés et des réductions. Avec cette nouvelle collaboration, nous souhaitons développer encore davantage l'expérience des visiteurs du Jardin botanique Meise et du Jardin-musée.



  • DoeDat

En 2016 démarrait de la digitalisation à grande échelle de l’herbier du Jardin botanique riche de plus de 3,5 millions de spécimens (voir Musa 46 - été 2016). Un an plus tard, à raison de 5000 exemplaires d'herbiers qui, chaque jour, passaient sur le tapis de numérisation high-tech, ce sont in fine 1,2 millions de spécimens, soit environ un tiers de notre collection d'herbiers, qui ont été numérisés ! La phase suivante va bientôt débuter, à savoir la saisie, dans une base de données, des infos contenues sur les étiquettes associées aux échantillons d’herbiers et aux pièces de collection. Ces données, souvent manuscrites, contiennent une mine d'informations indispensables pour les scientifiques. Il s’agit d’un travail de décryptage et d’encodage titanesque pour lequel le Jardin botanique Meise fera appel à… votre collaboration à travers une plateforme de crowdsourcing. Crowdsource… quoi, avez-vous dit ? ! Appelé également “production participative”, le crowdsourcing est une pratique qui consiste à faire appel au grand public pour réaliser certaines tâches qu’un employé ou une entreprise ne pourraient réaliser seuls. Grâce à internet, des dizaines voire des milliers de personnes pourront contribuer de chez eux à ce formidable travail collectif. Le crowdsourcing est aussi une excellente opportunité également pour renforcer les liens entre le public, les collections et la recherche scientifique. Dénommée “DoeDat”, la plateforme sera lancée officiellement lors de la "Journée de la science" le 26 novembre 2017. Nous comptons sur vous !

Lien : www.doedat.be

  • Congrès européen pour la réintroduction d’espèces dans la nature

Les 11 et 12 octobre, le Jardin botanique Meise a hébergé un congrès européen ayant pour thème la réintroduction d’espèces comme outil pour la restauration d’habitats. Co-organisé par notre institution, en collaboration avec la Commission européenne et l’Agentschap Natuur en Bos, ce « LIFE Platform Meeting » a réuni 62 experts de 15 pays européens, tous acteurs de projets bénéficiant de financement du programme LIFE européen. Durant ces deux jours, scientifiques, praticiens et autorités régionales ont échangé leur savoir-faire afin de synthétiser les meilleures pratiques en matière de restauration écologique des habitats dégradés par les activités humaines. Depuis 2013, le Jardin botanique Meise est partenaire du projet LIFE Herbages visant à la restauration de prairies et pelouses sèches dans le sud de la Belgique. Dans ce contexte, notre institution a réintroduit dans la nature quelque 9100 plants de quatre espèces au bord de l’extinction : l’arnica, l’œillet deltoïde, l’immortelle des sables et la campanule agglomérée. Les résultats sont encourageants et ont permis au Jardin botanique Meise de rejoindre récemment deux consortiums internationaux : le Ecological Restoration Alliance of Botanic Gardens et le International Network for Seed-based Restoration

> Site web de l’événement :

  • Restauration écologique des landes humides en Flandre

En collaboration avec le Laboratoire de Biologie végétale et Gestion de la nature (Prof. Dr. Nico Koedam, VUB), le Jardin botanique Meise a récemment finalisé une étude à long terme visant à démontrer l’importance de la profondeur d'étrépage - une pratique visant à exporter la partie superficielle du sol - sur la restauration des landes humides (tourbeuses) en Flandre. Cette étude montre que plus on augmente la profondeur d’étrépage, plus l’effet est bénéfique en terme de restauration du milieu abiotique (augmentation du pH et du niveau de l'eau, et réduction des concentrations en ammonium et en aluminium). Cet effet bénéfique au niveau du sol ne se traduit cependant pas nécessairement par une restauration de l’habitat sur le long terme. En effet, seul un nombre limité d'espèces caractéristiques des landes humides sont réapparues et se sont maintenues dans le temps, celles-ci demeurant une composante mineure de la végétation restaurée. L’étude suggère ainsi que l’étrépage ne permet pas de restaurer les landes humides dans un état de conservation satisfaisant lorsqu’il est appliqué dans des régions impactées par d’importants dépôts atmosphériques azotés.

Lien vers la publication

Musa est le nom scientifique du bananier.

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • Les épiphytes

Les épiphytes sont les nouvelles vedettes de notre nouvelle serre de la Forêt tropicale ! Ces plantes qui se développent sur d'autres plantes ne s'enracinent pas dans le sol, mais s’accrochent superficiellement sur les troncs et les branches des arbres où elles trouvent la lumière en suffisance. Elles ne sont pas parasites car elles ne prélèvent pas de nourriture sur leur hôte qui leur sert uniquement de support. Les épiphytes sont généralement présentes dans les régions où l'humidité atmosphérique est abondante. En particulier, on les trouve dans les forêts tropicales humides, mais surtout dans les forêts de montagne et les forêts de nuages. Bien que dans les forêts tropicales humides il pleuve chaque jour, paradoxalement les cimes des arbres se dessèchent très rapidement. Les épiphytes se trouvent donc dans un milieu sec pour une grande partie de la journée de sorte qu’elles ont du s'adapter pour survivre dans ces conditions. Trois stratégies s’offrent à elles : absorber rapidement l'eau, l’accumuler ou limiter considérablement les pertes d'eau. Ainsi, par exemple, certaines broméliacées ont des feuilles disposées en entonnoir qui forment une sorte de citerne dans laquelle l'eau de pluie s'accumule pour être ensuite absorbée via des écailles microscopiques situées sur les feuilles. Accumuler l'eau est la stratégie développée par plusieurs espèces d'orchidées : les tiges renflées comme des outres, appelées pseudobulbes, font office de réservoir d'eau qui leur permettent de survivre lorsque survient la sécheresse. Enfin, ne pas gaspiller l'eau est aussi une stratégie gagnante : afin de perdre le moins possible d'eau, les feuilles de beaucoup d'épiphytes sont recouvertes d'une couche cireuse ou de poils qui réverbèrent la lumière solaire et protègent la plante contre le dessèchement et la surchauffe. Vous pouvez découvrir ces différentes adaptations et une foule d’autres dans les nouvelles serres de la Forêt tropicale du Jardin botanique où les épiphytes se trouvent à portée de main le long du sentier aérien de découverte...

Musa est le nom scientifique du bananier.

  • Gels douche végétaux

Cet automne, faites-vous plaisir ! Notre Boutique vous propose une toute nouvelle collection de gels douche végétaux, à la texture douce et soyeuse. Avec pas moins de dix parfums différents, les gels douche 100% végétal de RainPharma offriront à votre peau un moment de détente et un soin efficace. La collection est complétée par une ligne d’huiles essentielles qui créeront dans votre maison un parfum d’ambiance très personnel.

Prix : de 29 € à 64 € €

Pour commander, cliquez ici.

  • Mum Bier

‘MUM' vient du mot ChrysantheMUM et se réfère aux racines belges du produit. La passion de l’un d’eux pour ces plantes s'est également traduite à travers une bière à base de pétales de chrysanthèmes cultivés et sélectionnés avec le plus grand soin. Un extrait floral qui donne une saveur unique à cette bière hors du commun. Vous en reprendrez bien une ?

> Prix : 3 € (1 bouteille) ou 19 € (pack de 4 bouteilles + 1 verre). 

Pour commander, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique Meise.

Ont participé à la rédaction de ce numéro :
Koen Es, Sandrine Godefroid, Franck Hidvégi, Emilia Van Roy et Manon Van Hoye

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Koen Es
Photos
Jardin botanique Meise & Eddy Vangroenderbeek.

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Jardin botanique Meise
Domaine de Bouchout
Nieuwelaan 38
1860 MEISE

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