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2013 - Diversité des diatomées dans le bassin du Congo | Nederlands

Congo Un des objectifs de l’expédition « Boyekoli Ebale Congo 2010 » était d’étudier la diversité des diatomées du bassin du Congo. Des échantillons d’eau ont été prélevés à différents endroits le long du fleuve Congo, notamment en aval de Kisangani (République démocratique du Congo) à l’intersection d’affluents importants comme les rivières Lomami, Itimbiri et Aruwimi, ainsi que de rivières plus petites et de ruisseaux, comme le Lubilu et la Lilanda dans les environs de Yangambi. Les échantillons ont été ramenés au Jardin botanique afin d’identifier les espèces de diatomées qu’ils contenaient.

Les recherches préliminaires ont révélé la présence d’un grand nombre de diatomées encore inconnues, contrastant avec le faible pourcentage de taxons cosmopolites, notamment Navicula rostellata, Staurosirella pinnata, et Ulnaria ulna. Certaines espèces africaines, comme Fragilariforma strangulate et Gomphonema zairensis, ont aussi été observées. Il est intéressant de signaler que des taxons décrits d’Amérique du Sud, comme Encyonopsis frequentis Krammer et Gomphosphenia tenerrima, étaient également présents dans nos échantillons.

Certains taxons observés dans le bassin du Congo sont proches (mais différents) d’espèces découvertes dans le bassin amazonien. D’autres s’apparentent à des taxons originaires d’Asie tropicale. Une espèce proche de Navicula fuerbornii, décrite de Java, en est un exemple. Alors que Navicula fuerbornii semblait avoir été trouvée au Ghana, un examen minutieux a révélé que le dessin du spécimen africain était bien différent du spécimen-type de Java. Ainsi, le nom donné au spécimen ghanéen s’est avéré incorrect et un nouveau taxon devra être décrit puisque la forme découverte en République démocratique du Congo est la même que celle trouvée au Ghana.

Parmi les découvertes, de nombreuses espèces nouvelles appartiennent au genre Eunotia, une composante typique des petites rivières et ruisseaux acides à pH souvent inférieur à 5. Cet environnement, bien que généralement peu diversifié, a néanmoins révélé une nouvelle espèce, Cavinula lilandae Cocquyt, M.de Haan & J.C.Taylor, décrite et publiée en 2013. Cette espèce a été nommée d’après le nom de sa localité-type, le village et le ruisseau Lilanda.

Les affluents plus importants du fleuve Congo, dont le pH est supérieur à 8, ont également été échantillonnés. Ils ont montré une diversité plus importante avec souvent plus de 50 taxons par échantillon. Les descriptions de nombreux autres nouveaux taxons sont en cours ; certaines publications sont déjà soumises ou sous presse dans des journaux internationaux à comité de lecture.

Ces études des diatomées ont été possibles grâce à l’implication de notre Jardin botanique dans l’expédition « Boyekoli Ebale Congo 2010 » (http://www.congobiodiv.org/fr/expedition2010) ainsi que dans deux autres projets financés par la Politique Scientifique Fédérale, COBAFISH (Congo Basin: From carbon to fishes) et COZADIMO (Preliminary study of diatoms as potential water quality indicators for the tropical Congo and Zambezi sister basins)



 

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