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2014 - Diversité botanique dans les Monts Chimanimani au Mozambique | Nederlands

Congo Les Monts Chimanimani constituent la frontière entre le Zimbabwe et le Mozambique. Ils forment une chaîne isolée s’élevant, à partir de l’est, de la plaine côtière du Mozambique vers son point le plus élevé, le Mont Binga qui culmine à 2 436 m. Ces montagnes sont principalement constituées de grès quartzitiques à l’origine de sols pauvres en nutriments qui, combinés à un isolement important, expliquent le pourcentage élevé d’espèces endémiques. C’est particulièrement le cas sur les hauts-plateaux herbeux, sur les flancs des montagnes et dans les zones marécageuses.

Historiquement, l’essentiel de la recherche botanique et des efforts de collecte ont été menés du côté zimbabwéen de ces montagnes qui bénéficie du statut de Parc national. Néanmoins, cette partie des Monts Chimanimani ne représente que 20% de leur surface totale. Par ailleurs, très peu de données ont été collectées dans cette zone ces 50 dernières années. Les données botaniques en provenance de la partie non protégée au Mozambique sont très fragmentaires et même si on sait que beaucoup d’espèces rares et endémiques y sont présentes, aucune information officielle n’est disponible pour cette région.

Récemment, le développement de l’exploitation de l’or a révélé un problème réel de menace pour certaines parties des montagnes du côté mozambicain. En avril et en octobre 2014, deux expéditions ont été organisées par les Jardins botaniques royaux de Kew, MICAIA (une ONG locale basée à Chimoio), le Jardin botanique Meise, l’Herbier National du Zimbabwe et l’Herbier National de Maputo.

Ces expéditions avaient pour objectifs :

de réaliser un inventaire actualisé des espèces végétales rares et endémiques, de leur statut et de leur distribution, particulièrement du côté mozambicain des montagnes;

  • de découvrir et de recenser des zones spécifiques à haut intérêt botanique ou écologique;
  • d’identifier les menaces et les impacts potentiels à long terme de l’exploitation minière artisanale sur la diversité botanique,
    particulièrement sur les espèces rares et endémiques;
  • de répertorier et photographier la flore et d’actualiser ces données sur le site www.mozambiqueflora.com.

Sur une période de 4 semaines, 580 spécimens de plantes ont été récoltés avec, dans la mesure du possible, la constitution de doubles destinés aux 4 herbiers participant à l’expédition (K, BR, SRGH, LMA). Dans la plupart des cas, des échantillons ont également été conservés en gel de silice afin de réaliser ultérieurement des analyses d’ADN. Au cours de cette période, environ 70% des espèces ciblées ont été collectées, souvent d’ailleurs pour la première fois au Mozambique. Par ailleurs, 65 spécimens de lichens corticoles et saxicoles ont également fait l’objet d’un échantillonnage pour être étudiés ultérieurement au Jardin botanique Meise.

L’identification et la confirmation des collectes sont en grande

partie terminées et toutes les données et images de la première expédition sont disponibles gratuitement en ligne

Les résultats préliminaires indiquent que 5 ou 6 des espèces collectées seraient nouvelles pour la science. Les données de la seconde expédition ainsi que les récoltes de lichens sont en cours d’analyse. Les résultats finaux et les découvertes liées à ces expéditions seront publiées dans un rapport qui constituera un complément aux publications originales de Goodier & Phipps (Kirkia 1: 44–66, 1960) et de Wild (Kirkia 4: 125–157, 1963).





 

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