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2015 - Potentiel des champignons sauvages pour diminuer l’insécurité alimentaire en milieu rural au Rwanda | Nederlands

Congo La malnutrition est un problème majeur au Rwanda et l’insécurité alimentaire des ménages constitue un défi pour les communautés rurales. Jusqu’à récemment, une grande partie de la population locale était dépendante des produits forestiers non ligneux (PFNL), notamment des champignons comestibles. Du fait de la transformation des écosystèmes naturels et de la restriction de l’accès aux parcs nationaux, la récolte de champignons sauvages et leur consommation ont progressivement diminué. Heureusement, ce potentiel alimentaire et les connaissances traditionnelles des communautés locales associées aux champignons n’ont pas totalement disparu et valent la peine d’être préservés.

On sait que la culture des champignons constitue une technique rentable pour la production de protéines. Cette culture requiert un minimum de terres, un climat tempéré et une humidité élevée et elle peut être pratiquée à partir de déchets organiques. Nous avons convaincu le Fonds rwandais pour l’environnement et les changements climatiques (FONERWA) qu’une culture de champignons comestibles locaux basée sur des techniques simples et peu coûteuses pouvait s’avérer rentable. Des fonds ont ainsi été mis à la disposition du Jardin botanique Meise et de Kigali Farms, une entreprise privée locale spécialisée dans la production de champignons, afin de mettre en œuvre un projet de recherche et développement.

CongoEn 2015, trois missions de terrain ont ciblé le parc national de Nyungwe, la réserve forestière de Gishwati et le parc national des Volcans. Ce dernier est situé le long de la frontière nord du Rwanda avec la République démocratique du Congo, une région également appelée chaîne des Virunga, qui est connue comme étant la dernière zone protégée pour les gorilles de montagne mais aussi pour sa remarquable forêt de bambous.

Les guides locaux, les villageois et les gardes des parcs nationaux ont été sollicités pour collecter les champignons comestibles et pour partager leurs connaissances locales (par exemple, l’appétence) et la « taxonomie populaire » (par exemple, les noms locaux en kinyarwanda). Au total, 245 échantillons de référence ont été récoltés, desquels 46 souches vivantes comestibles ont été isolées et stockées par Kigali Farms. Des essais de culture de ces souches sauvages ont également été menés chez Kigali Farms. Les premiers résultats encourageants ont été obtenus avec la fructification des souches comestibles de Pleurotus cystidiosus et P. flabellatus.

Nos chercheurs sont conscients de l’importance d’une bonne couverture médiatique de leur projet afin de sensibiliser le public et les autorités locales aux défis de la valorisation des champignons au Rwanda. Un membre du service éducatif du Jardin botanique Meise a ainsi pris part à une mission durant laquelle il a tenu à jour un blog décrivant les activités de terrain et a produit un film documentaire qui sera diffusé en ligne dans le courant de 2016.

Dans le futur, l’objectif de ce projet sera de former les populations rurales les plus pauvres aux techniques de culture des champignons de manière à leur offrir des moyens de subsistance, leur donner accès à de nouveaux revenus et les faire bénéficier d’un régime alimentaire plus sain. Ainsi, ce projet contribue à atteindre la sécurité alimentaire et, par conséquent, à lutter contre les menaces qui pèsent sur les parcs nationaux du Rwanda.

Plus d’information : http://rwandafungi.blogspot.be




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