Biodiversité végétale du Katanga 

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Ce projet est un prototype créé dans le cadre du catalogue "Biodiversity Resources in Belgium" (une initiative des SSTC, les Services Fédéraux des Affaires Scientifiques, Techniques et Culturelles).

Ce site permet de découvrir la biodiversité de la flore de la province du Katanga (R.D. Congo). Il se veut représentatif des divers écosystèmes présents dans ce territoire. Chaque écosystème est décrit par sa phytocénose et illustré par un ensemble despèces-clés choisies comme étant représentatives du milieu concerné. Chaque espèce fait elle-même référence à un spécimen d'herbier conservé à BR (voir histoire de l'herbarium S.P.). Environ 160 espèces illustrées par plus de 250 clichés sont disponibles sur ce site.

Dans sa forme actuelle, ce site est à l'état de prototype et est appelé à être complété de manière plus exhaustive dans le futur, tant du point de vue de la diversité des écosystèmes retenus que par une illustration plus large. Néanmoins, la présentation de l'écosystème "Miombo de type humide", appartenant au biome de la forêt claire zambézienne, est développé de manière plus détaillée et des cartes de distribution spécifique le concernant sont présentées. Nous envisageons de détailler l'ensemble des écosystèmes de la même manière et d'y inclure au moins le scan d'une planche d'herbier pour chacune des espèces décrites.

Une description de la province du Katanga est présentée dans le cadre général. Quelques informations climatiques, édaphiques et anthropiques apportent les éléments nécessaires à la compréhension des divers écosystèmes.

Les principales unités de végétation au Katanga sont:

Forêts denses sèches

Forêts claires

Savanes

Forêts denses édaphiques

Milieux aquatiques

 

The photographs in this website were taken by and are the property of Claire and Michel Schaijes, Paul Bamps, François Malaisse, Frieda Billiet and Elmar Robbrecht. The resolution of the pictures has been intentionally limited. The rights for these photographs remain under the copyright control of the photographers. Their reproduction and/or distribution is only authorized with the written permission of the National Botanic Garden of Belgium.

Les photos de ce site ont été prises et sont la propriété de Claire et Michel Schaijes, Paul Bamps, François Malaisse, Frieda Billiet et Elmar Robbrecht. Leur résolution a été volontairement limitée. Les droits de reproduction de ces photos sont dus à leurs auteurs. Leur reproduction et/ou distribution est seulement autorisée après approbation écrite du Jardin botanique national de Belgique.
 
 



 
 

Cadre général

La province du Katanga est située dans le sud-est de la République Démocratique du Congo (limitée par les parallèles 5-13,5 S et par les méridiens 22-29,8 E). Du point de vue phytogéographique (White, 1986), elle appartient au centre régional d'endémisme zambézien.
Le relief y est a priori assez monotone; néanmoins il est possible de distinguer des faciès de plaines, de plateaux, de vallons ou encore de monts émergeant ça et là.  L'altitude  peut atteindre, dans le sud-est, des valeurs supérieures à  1500 m (Sakania, frontière zambienne). Cinq Hauts-Plateaux, distribués en forme de fer à cheval et couverts de sables de type Kalahari, se distinguent. Le Plateau des Marungu dépasse 2.400 m d'altitude. L'ensemble du territoire est parcouru par un nombre élevé de rivières gardant très souvent un débit soutenu au cours de la saison sèche, s'épanchant en zones marécageuses (le Lualaba) ou donnant naissance à des rapides ou des chutes.
 
 

Climat

Un élément majeur du climat katangais est l'alternance dune saison humide et d'une saison sèche. La durée moyenne de la saison sèche varie de 5 à 7 voire 8 mois. Elle est plus longue et caractérisée par des périodes froides plus intenses au Sud. Cette alternance imprime à la végétation un rythme saisonnier très marqué.
La pluviosité moyenne annuelle varie entre 650 et 1550 mm selon les sites, mais ce sont les variations mensuelles qui jouent un rôle prépondérant dans le rythme phénologique. C'est la sévérité de la saison sèche qui marque la variabilité au sein du territoire.
La température y varie plus en fonction du relief, de la latitude et de la longitude que de la pluviosité. Ici aussi, c'est principalement dans les variations mensuelles que se marquent les différences les plus nettes et surtout dans les minima de saison sèche. Sur l'année entière, on enregistre des températures minimales absolues variant entre 2 et 11 C et des températures maximales absolues variant entre  34,5 et 38 C selon les sites. On peut également ajouter que l'éloignement de l'équateur s'accompagne d'une diminution progressive des températures minimales indépendamment de l'influence possible de l'altitude et que le climat est plus tempéré à l'ouest du Katanga. Le gel est exceptionnel et surtout limité aux fonds de vallée.
En général, le minimum d'humidité relative est observé en juillet pour les régions basses et septentrionales. Par contre, les Hauts-Plateaux ne connaissent pas de grande sécheresse de l'air car la température moyenne y reste peu élevée.
 

Sol

Comme les trois quarts du continent africain, le Katanga présente des affleurements rocheux appartenant au soubassement cristallin précambrien (gneiss, granite et schiste) et aux sédiments (surtout sableux) du pliopléistocène. Les sols rencontrés dans cette région sont ferralitiques, profonds, à horizons peu différenciés et présentent des transitions diffuses ou graduelles. Les sols ferralitiques rouges et jaunes sont les plus fréquents. Ils peuvent être associés à des lithosols sur cuirasses ferrugineuses ou se développer sur des sédiments meubles sableux. La majeure partie de la réserve minérale est concentrée dans les couches superficielles du sol.
 
 

Facteurs anthropiques

En région zambézienne, le feu anthropique constitue, par son passage quasi annuel, un  facteur écologique de très grande importance. Il contrôle la dynamique des formations végétales. Au Katanga, on distingue deux types de feu : le feu hâtif (début de la saison sèche) et le feu tardif (du début juillet au début de la saison des pluies). Le feu tardif est bien entendu beaucoup plus intense que le feu hâtif car il intervient à une période où la dessiccation de la végétation est plus prononcée. Il coïncide avec la reprise de la végétation et consume pratiquement l'ensemble des organes aériens de la strate herbacée ainsi que la partie épigée des plantes ligneuses de faible diamètre. Cela signifie qu'en forêt claire, les pousses peu âgées et les plantules sont systématiquement détruites après le passage du feu tardif. La périodicité de faible amplitude de ces feux provoque un appauvrissement du couvert forestier et favorise une «savanisation» du milieu. Par ailleurs, le feu de litière, parfois observé en forêt dense sèche, progresse très rapidement et est très destructif. D'autres activités anthropiques comme la coupe et la fabrication du charbon de bois ou la récolte de produits sauvages comestibles ou utilisés à des fins curatives caractérisent le milieu katangais. L'homme joue donc un rôle prépondérant sur le maintien ou l'altération des divers écosystèmes présents dans cette région.